Qui ne dit mot ne consent pas

(Attention certains liens dirigent vers des sites de témoignages de victimes de viol)

La sphère Internet bouillonne autour de la notion de consentement depuis plusieurs mois. Où que je tourne la tête, j’entends parler de consentement.

On parle du consentement des patients avant tout acte médical (invasif ou non, intime ou non), que celui-ci soit effectué sous anesthésie ou non, qu’il soit effectué en cabinet libéral, en centre hospitalier (que celui-ci soit universitaire ou non), qu’il soit effectué par un senior ou par un étudiant.
Ce questionnement est notamment né du mouvement #TVsousAG, dénonçant depuis plusieurs mois les touchers vaginaux sur patientes endormies pour lesquelles on a supposé un consentement sous prétexte qu’elles se trouvaient dans un hôpital universitaire ou pour lesquelles on l’a tout simplement nié, car inconscientes. Elles n’en sauront rien, quel mal à ça ?
Quand on y pense, il est facile d’élargir cette question à la dénonciation des maltraitances gynécologiques avec des témoignages toujours plus nombreux sur des actes médicaux (touchers vaginaux, frottis, pose de spéculum, palpations diverses, décollement des membranes pour déclencher l’accouchement, etc.) pas toujours nécessaires et sur lesquels les patients ne sont pas toujours informés et où leur consentement libre et éclairé n’est pas toujours sollicité. C’est évidemment sans compter les témoignages sur des gestes et paroles totalement déplacés de la part de certains “soignants” (un bisou sur un sein, les jugements moralisateurs sur la sexualité, les pratiques, l’état de santé, etc.).

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