Parenthèse 1

Je me souviens de cette femme, assise en face de moi, dans le train qui me ramenait chez moi, après ces fêtes que je n’avais pas fêtées.
Nous avions échangé quelques mots, sa fille étant très intéressée par la boîte qui était posée sur la tablette devant moi, où se trouvait mon chat.
J’avais fini par m’isoler, seule avec ma musique, le regard perdu dans la nuit qui tombait sur les paysages à travers la vitre. Les larmes ont fini par couler sur mes joues, bercées par les mélodies qui m’emplissaient la tête.
Arrivées à bon port, nous sommes descendues du train. Nous nous sommes dit au revoir puis elle a commencé à s’éloigner avec sa petite et ses valises.

Après quelques pas, elle s’est retournée vers moi et, dans un doux sourire, m’a dit « il ne faut pas être triste ».

Je me souviens d’elle, je me souviens de ses mots qui m’ont réchauffée le cœur. Je ne veux pas l’oublier.

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