Les ombres

Il y a des personnes qui ne font que traverser nos vies, plus ou moins brièvement.
Parmi ces personnes, certaines laissent une ombre.

Une ombre lorsque je traverse cette rue où nous nous sommes promenés.

Une ombre quand les premières notes de cette chanson sont entonnées.

Une ombre dans le lit où nous nous sommes retrouvés.

Une ombre devant cette porte où nous avons discuté.

Une ombre dans cette pièce où je t’ai vu évoluer.

Une ombre dans cette gare où nous nous sommes quittés.

Une ombre, encore une, dans ce lieu si particulier où nous nous sommes embrassés.

Ces ombres font partie de nos vies. Certaines évoquent des souvenirs de bonheur, d’autres des souvenirs de malheur. Et il y a celles qui évoquent des souvenirs de douleur.

Certaines ombres nous poursuivent dans des lieux qu’elles n’ont jamais traversé.
D’autres apparaissent au détour d’une phrase prononcée.
Il y a celles qui révèlent un lointain passé avec lequel il faut composer.

Je connais des ombres qui se manifestent lors de nouvelles rencontres, comme des rappels obscurs d’un événement que l’on voudrait oublier, mais que l’on sait devoir partager.

Tout le monde a ses ombres.
Certaines finissent par s’évaporer.
D’autres sont gravées à jamais dans nos pensées.

Nous sommes obligés d’avancer,
malgré les ombres qui nous ralentissent,
malgré les ombres qui nous font fuir ou faire les mauvais choix,
malgré les ombres qui, parfois, semblent vouloir nous étouffer ou nous emporter.

Ces ombre nous ont forgé.
Qu’elles soient belles ou qu’elles soient damnées, elles ont chacune participé à nous construire.

Les ombres ne nous libèreront que le jour où nous deviendrons, nous aussi, une ombre pour l’humanité…

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